Octobre - Premier projet numérique de FdE

Un sacré defi à relever : orientIA

Ce projet est le premier projet numérique financé par l’Association Femmes d’Europe : l’orientation inclusive grâce à une plate-forme accessible aux aveugles et aux malvoyants.

Octobre - Premier projet numérique de FdE

« Le problème n’est pas qu’on ne voit pas, mais qu’on ne nous voit pas. ». Cette phrase d’Hugo Mouffok, cofondateur d’orientIA, jeune développeur non-voyant et ancien élève de l’INJA, résume toute la philosophie du projet.

Pour une personne aveugle, le numérique accessible représente en effet un formidable outil d’autonomie. Grâce à un lecteur d’écran, ce qui apparaît sur un ordinateur ou un smartphone est restitué vocalement : textes, menus, boutons, formulaires… à condition que les sites aient été conçus pour être accessibles. C’est toute la magie de ces outils : ce que l’œil ne peut lire devient audible et intelligible.

C’est de ce constat qu’est née orientIA, une plate-forme numérique d’orientation scolaire et professionnelle accessible aux jeunes aveugles et malvoyants, mais ouverte à tous. Imaginée à l’origine par Sandrine Vandorselaer dans le cadre d’un travail universitaire consacré à l’orientation des jeunes déficients visuels, elle a été développée avec Hugo Mouffok : l’accessibilité est donc intégrée dès sa conception et non ajoutée après coup.

Sur orientIA, le jeune commence par mieux se connaître grâce à un test de personnalité qui explore ses centres d’intérêt, ses savoir-être, ses environnements de travail. Une première série de métiers lui est ensuite proposée. Il en élimine certains et en garde d’autres. Il peut ensuite affiner sa sélection en fonction de ses compétences acquises ou à développer .

Un grand nombre d’associations se préoccupent de tous ceux qui perdent l’acuité visuelle, qui ne voient aucune lumière, qui sont aveugles de naissance, ou mal voyants, et de ceux qui font des recherches sur les troubles oculaires de l’enfant : La ligue Braille. Bien sûr, on ne peut oublier Louis Braille et Valentin Haüy, L’institut national des jeunes aveugles INJA, La Fondation I See...

Le but ici ou cette fois est de favoriser, développer l’autonomie, améliorer le quotidien des personnes malvoyantes, leur rendre le monde plus accessible et faciliter leur accès au savoir et à la communication, en leur offrant des formations dans une société plus solidaire et attentive aux différences répondant en cela à la stratégie européenne du handicap, qui recherche la désinstitutionalisation. LE MOT ‘désinstitutionalisation’ semble bien barbare et long …

En effet 1,5 millions de personnes en situation de handicape dans l’Union européenne vivent encore dans des institutions, mises à l’écart de la société ! Combien d’aveugles ? Comment savoir ? Quels métiers pour les aveugles ? Je me pose de nombreuses questions.

L’Association Femmes d’Europe s’est intéressée à cette plate-forme d’orientation professionnelle et la soutient activement, attendant avec impatience les résultats des tests en cours. C’est un projet inhabituel soutenu par notre Association mais qui semble plein de promesses pour l’avenir.

Voici la vidéo YouTube de la campagne pour la Social Cup 2026 que orientIA a gagnée :
https://www.youtube.com/watch?v=veSSWqb2sV8

Sabine Cartuyvels
Membre Honoraire Comité Projets