Une parenthèse bucolique

Un coin de paradis

Le Groupe AELE nous avait invités à visiter un jardin privé à Tervueren, à proximité du Musée Royal de l’Afrique centrale, la veille de la Pentecôte.

Une parenthèse bucolique

Tous les éléments étaient réunis pour un samedi fabuleux : ciel bleu, plein soleil, accueil personnalisé à l’entrée, terrasse ombragée avec un buffet constamment approvisionné en boissons et petites délices, et beaucoup d’amatrices et d’amateurs de jardins ravis de se retrouver dans ce beau cadre.

Selon une enquête en 2024 trois quarts des Européens pratiquent le jardinage d’où peut-être le grand intérêt pour cette visite qui a attiré quelque 130 personnes. Pour notre très grand plaisir le maître des lieux, passionné de botanique et d’esthétique, collectionneur d’espèces végétales au fil des ans, nous a offert des visites guidées, en français ou en anglais, malgré la chaleur éprouvante.

Il a d’abord présenté l’état des lieux quand il s’est installé là avec sa famille pour une période qu’il croyait provisoire : il y avait trois arbres, un bon terrain et la jolie maison d’habitation de style « cottage », au cœur de la propriété. La résidence changea de statut au fil des ans et le jardin trouva une nouvelle destinée à partir de plusieurs questions : que souhaitons-nous voir à partir de nos fenêtres, ou en ouvrant la porte vers l’extérieur ? Comment obtenir un jardin qui soit beau toute l’année ? Il fallait combiner une recherche esthétique, un souci de durabilité et une envie de diversité.

Ce jardin évolua par combinaison d’espèces bien adaptées à son orientation, avec une recherche d’effets optiques obtenus par les variétés de couleurs selon les périodes de floraison, les alternances de hauteur et d’espace entre les plantes, le rythme des feuillages au gré du vent. Il y a des arbustes à longue floraison, des plantes vivaces qui illuminent les massifs, une haie qui ceinture le jardin et protège beaucoup de plantes, plusieurs acacias couleur miel, une bambouseraie dont il faut contenir l’expansion, des buissons de rhododendrons, des roses magnifiques, une collection d’iris, toutes sortes de plantes à bulbes, une bande de pelouse non tondue qui sert aux pollinisateurs. Et un grand tas de compost permet d’entretenir toute cette végétation en respectant la nature.

Impossible de retenir tous les noms latins ou d’usage local qui ont été cités pour les plantes examinées au fil de la promenade et que beaucoup d’initiés à l’art des jardins connaissaient. Ce fut aussi un partage de quelques secrets de jardiniers propices à créer des liens d’amitié.

Notre guide nous a confié qu’il avait choisi la date de cette visite sur base de ses statistiques de dates des plus belles floraisons. Mais les caprices de la nature ou le « changement climatique » ont imposé un autre regard sur ce grand jardin tout en harmonies, odorant, et apaisant.

Merci à l’équipe organisatrice de cette journée très conviviale, et aux propriétaires des lieux, Walthera et Dirk, qui nous ont permis d’entrer dans leur « coin de paradis ».

Marie-Anne Dage
Groupe Français