Grand concert, Mendelssohn et Dvorak

’Standing Ovation’ pour l’Orchestre Symphonique de Nivelles et les Chœurs de l’Union européenne

Dimanche 7 juin un peu avant 16h, il y eut un grand moment d’émotion place Royale : l’hymne européen résonnait devant l’église Saint-Jacques-sur-Coudenberg, la cathédrale du diocèse aux forces armées belges, située à l’emplacement d’un ancien relais sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Grand concert, Mendelssohn et Dvorak

L’orchestre de Nivelles, qui fêtait son 25ème anniversaire, s’est présenté avant le grand concert donné par les chœurs de l’Union européenne dans le magnifique édifice de style néo-classique qui a été le témoin d’un grand nombre d’évènements religieux royaux.

Pour accueillir le très nombreux public, installé dans toutes les travées de l’église, notre présidente, Niovi Kyriazakou, adressa quelques paroles chaleureuses de remerciement à l’attention de l’orchestre, des chœurs, sans oublier les membres de notre Groupe Hongrois qui avaient organisé ce concert au profit de nos projets de solidarité humanitaire.

Le chef d’orchestre, Arnaud Giroud, remercia à son tour Son Excellence l’Ambassadeur de Hongrie, Dr. Tamas Ivan Kovacs, les représentants de son ambassade et ceux de l’Institut culturel Liszt. Il présenta aussi la présidente de l’orchestre, Madame Suzanne Reis-Winkler, violoncelliste.

Le programme musical proposé nous emmena au cœur des partitions de Félix Mendelssohn Bartholdy, né à Hambourg en 1809, avec l’ouverture de « Ruy Blas ». Cette œuvre fut composée en 1839 pour précéder la représentation de l’œuvre du même nom de Victor Hugo au théâtre de Leipzig. La commande avait été faite par une institution de bienfaisance, la « caisse de retraite du théâtre », pour avoir sur l’affiche le nom du très prisé compositeur, et directeur musical du Gewandhaus. Mendelssohn, qui avait déjà composé 13 symphonies pour orchestre à cordes à l’âge de 13 ans, composa en trois jours cette belle œuvre, où les bois et les cuivres résonnent. Il aurait voulu l’appeler « œuvre pour la caisse de bienfaisance » !

L’orchestre nous offrit ensuite le « Lauda Sion », œuvre de la commande faite en 1846 par l’évêque de Liège pour fêter les 600 ans de la « Fête Dieu ». Célébrée soixante jours après Pâques par l’Eglise catholique romaine, la Fête Dieu est un jour férié, un jeudi, dans certains pays. En Belgique elle est commémorée le dimanche qui suit et c’était ce 7 juin. Cette grande œuvre de circonstance, basée sur un texte de saint Thomas d’Aquin, fut exécutée avec un accompagnement vocal grandiose par les chœurs de l’Union européenne, préparés par leur chef Dirk De Moor, et accompagnés par des solistes à la magnifique expression artistique : Céline Remy, Violette Schloesing, Jean-Luc Manzi et Samuel Desguin.

Changement d’atmosphère pour la seconde partie du programme avec la célébrissime « symphonie du Nouveau Monde », la dernière symphonie créée par Antonin Dvorak en 1892 lorsqu’il dirigeait le conservatoire national de New York. Elle offre d’abord un portrait musical des Etats Unis, puis suit l’inspiration poétique du « Song of Hiawatha » de Henry Longfellow et se colore d’emprunts à la musique tchèque. L’orchestre a su donner à ces pages aux alternances de douceur et de puissance toute la richesse émotionnelle attendue.

Les applaudissements suivis d’une « standing ovation » furent si appréciés par l’orchestre qu’il prolongea nos enthousiasmes par quelques pages de La Moldau de Bedrich Smetana.

Merci au Groupe Hongrois, à l’orchestre de Nivelles et ses excellents interprètes, aux chœurs des communautés européennes et au Conseil de la fabrique de l’Eglise royale pour cet après-midi musical aux accents si romantiques.

Marie-Anne Dage,
Groupe Français